Ne pas vivre en somnanbule

« Le devoir de rébellion est le fondement de la démocratie. »

 

 

Les sujets ? Société, culture, art, tout ce qui touche à notre quotidien sans que nous n’y prêtions véritablement attention, que nous avalons goulument, avec avidité mais souvent sans véritable appétit.

 

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 12:39

Pour comprendre ce concept, il me semble qu’il faut avant tout comprendre les valeurs en politique.

Si on y prête attention, les valeurs sont en jeu partout en politique. L’économique les comptabilise, les institutions et les partis les échangent, la communication les présente et les transmet, les élus et les législateurs  les développent.
Il y a partout des valeurs à partager, à transmettre, à développer ; la gestion des actions politiques n’y échappe pas.
Et alors, il ne faut surtout pas oublier tout ce qui est évaluations impossibles sans échelles de valeurs ; qu’il s’agisse du Président (attention aux contradictions) et de ses ministres (attention aux propos dissonants), des partis d’oppositions (où est le centre), des situations de politique nationale ou internationale (Cf la position de la France contre la guerre en Irak), des compétences des institutions nationales, départementales ou régionales, des activités, donc des résultats obtenus (Cf les éternelles remarques de la Cour des Comptes, sensées recadrer le gouvernement dans ses dépenses publiques), etc.

Pourtant la notion de valeurs reste souvent très floue ou très spécifique, créant des incohérences et malentendus.
Avec des méthodes de référentiels de valeurs partagés, on s’appuie sur une conception beaucoup plus solide qui est une des bases de ses performances opérationnelles peu communes. Tien, mais nous en avons des valeurs républicaines ; Liberté, Egalité, Fraternité. Et si nous relisions les innombrables lois, les innombrables déclarations et prises de positions de nos élus à la lumière de ces 3 valeurs, à la veille de faire notre devoir, peut-être serions mieux éclairés ?

Pour ce faire, deux définitions sont à retenir.
Les valeurs sont des indicateurs du Sens du bien commun.

La valeur est la mesure d’une contribution au bien commun

Cela nous éloigne des deux conceptions préjudiciables à la Performance Politique Durable :
- Les valeurs idéalisées à usage incantatoire dont on s’étonne qu’elles n’aient aucune efficacité
- Les valeurs qui s’imposeraient arbitrairement et qui ne trouvent pas d’écho sans coercition.

Mais peut-être que je fais fausse route, je viens d’inventer la « Performance Politique Durable »… Est-ce bien raisonnable de parler de Performance ? Je propose de répondre OUI, massivement, mais toujours sous l’éclairage de nos valeurs républicaines !

Par Paul Emic Victor - Publié dans : politique
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 15:29

Aujourd’hui : la mémoire.

La mémoire dépend de notre état affectif.
On ne retient facilement que ce que l'on aime. On pourrait aussi bien dire : pour qui aime, tout apprentissage est facile.

Donc, plus on vous aime, plus on retient ce que vous dites ! Mais aussi, plus vous nous aimez, plus vous retenez ce que vous pouvez apprendre de nous…

Inversement, la mémoire a du mal à assimiler ce qui lui déplait. La motivation (faire plaisir) mais également la destination (pourquoi ou pour qui) de l'effort de mémorisation participent de sa réussite. Est-ce que ça vous parle un peu ? Parce que si vous nous déplaisez (à Dieu ne plaise), et bien, on vous oublie et on oublie ce que vous dites. Voilà pourquoi, même en utilisant les média avec force, tous les systèmes de propagande ne fonctionnent qu’un temps.

On peut résumer ceci en disant que le temps consacré à la mémorisation d'une image, d’un fait ou d’une expérience, varie en raison inverse de l'intérêt qu'il nous inspire: plus l'intérêt est élevé plus la durée de mémorisation est brève, plus il est faible, plus elle est longue. Il ne vous reste que quelques jours pour faire le trou avec vos concurrents. C’est très peu pour tenter de vous faire aimer, donc que nous retenions ce que vous dites et qui vous êtes… par cœur !

Par Paul Emic Victor - Publié dans : politique
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 10:31

Depuis la nuit des temps, l’Homme ne cesse de tenter d’atteindre les cieux pour comparer sa puissance à celle des dieux ; colonnes, obélisques, pyramides, monuments, ... et Babel.

Les tours des Etats-Unis, puis celles de l’Asie et maintenant celles du Moyen-Orient, c’est à celui qui aura la plus grande. C’est un peu comme une grande  cour de récréation où chacun montre son zizi en tirant dessus pour prétendre à la plus grande, donc à la plus puissante. Allez, on le redit, la taille ne fait rien à l’affaire. Ce phénomène de démesure s’étend aujourd’hui au Sénégal, avec le monument de la renaissance africaine, digne des plus grandes réalisations du réalisme soviétique des années 30.

Avec la tour de Dubaï (828 mètres), le monde Arabe, comme les autres cultures dans d’autres pays avant lui, se bat ainsi pour exprimer sa puissance, qui, comme chacun sait pour ce projet Pharaonique, est un colosse aux pieds d’argile (sable et spéculation).

D’ailleurs, n’est-ce pas autant un symbole de puissance qu’un signe avant coureur d’une faillite profonde ? le World Trade Center fût terminé à la veille de la crise de 29, celle d’Asie avant la crise sur les marchés Asiatiques, et celle de Dubaï en pleine déconfiture de leur petit Etat.

Nos cathédrales et nos églises furent construites pour semer dans le monde autant de repères et de flèches montant vers le ciel que de présences de communautés chrétiennes, accompagnées de guerres impitoyables.

Les minarets n’échappent pas à cette dialectique architecturale, et la volonté de manifester la présence de l’islam est de même nature. C’est un phénomène historique parfaitement normal. Mais dans le cas du parallèle qui me préoccupe, la symbolique est quadruple : la manifestation du pouvoir par l’argent, celui de la puissance politique d’un état, celui d’une religion, et pour finir la réalisation du rêve de Babel. Et les paradoxes sont cocasses.

Présence de l’Islam lié à la fameuse gestion éthique des banques Islamiques, Mosquée au sein même de la tour, aux côtés d’un centre commercial et d’appartements achetés à prix d’or par des magnats de la presse, des capitaines d’industries, des traders, bref que de beaux représentants du Capitalisme plutôt Européen et Anglo-saxon savamment mêlés à ceux des princes arabes.

Et la question reste posée ; qui a financé l’investissement d'un milliard et demi de dollars ? la compagnie Emaar Properties, dont les titres de la compagnie ont accusé lundi 5 Janvier un recul de 3,4% en bourse. Et comment se construisent les projets financiers ? En jouant sur les marchés. Et qui se retrouve à spéculer sur ces mêmes marchés ? Les Américains, les Chinois, les Indiens, les princes Arabes et les Européens, avec des banques dont certains sièges se situent… en Suisse, qui ne veut pas de minaret !

Ah ! Le cynisme de notre monde ne cessera pas de m’étonner. Allez, je préfère proposer que c’est peut-être la manifestation d’un formidable brassage de cultures qui pourrait apporter moins de peur et plus de rencontres favorables à la paix. Mais ne suis-je pas trop naïf ?

 

 

 

 

 


Par Paul Emic Victor - Publié dans : vie sociale
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 22:54
Cher, très cher Noël qui nous permet, si ce n’est de fêter la nativité - si l’on est croyant, mais pour la majorité, c’est la fête de la consommation de cadeaux -  de fêter notre joie de se revoir en famille. C’est un moment de retrouvailles et de bonheurs simples, de tables chargées de victuailles où l’on ne partage pas autre chose que des banalités et des blagues, mais que c’est bon.

Et c’est aussi le moment où l’on sort dans des endroits festifs,  des théâtres, des salles de spectacles  et de concerts, et des centres de loisirs. Nous ce fût Disney. Je suis plus porté par la curiosité professionnelle du marketing que par les spectacles de Mickey, et là, on prend toujours des leçons.

Formidable brassage transgénérationel, extraordinaire mélange culturel. Si  le mot diversité, si cher à nos politiques, ou les mots « vivre ensemble »,  ont un sens, alors on peut en percevoir un petit échantillon chez Disney. Remarquez que nous n’avons en ce lieu aucun problème à partager, aucun service à demander, aucun challenge, bref aucune raison de se fâcher. Mais ne serait-ce que de voir toutes ces cultures différentes se côtoyer, on se prend à rêver d’un monde idéal où l’on se comprendrait tous, avec le sourire aux lèvres… Bref un merveilleux toon’s land parfaitement niais, mais terriblement chaleureux. Même Notre président Sarkozy et madame Carla Bruni y font leur apparition, aux côtés de salariés aux entrées offertes par leur CE…

Donc, en ce lieu de pur rêve déconnecté de toute réalité, je suis tout à coup revenu sur terre, croisant dans le parking, une femme voilée, ne laissant voir que son visage, poussant un bébé dans sa poussette. Elle a ainsi forcément rencontré des juifs, des sunnites, des shiites, des athées et des chrétiens.  Et tout ceci serait anodin, car c’est ce que nous vivons chaque jour dans le métro parisien, le RER, le Bus… Si ce n’est que, et ce  fût particulièrement étrange pour moi, nous avons entendu, dans le même temps, une musique parfaitement reconnaissable pour qui a fréquenté ou fréquente encore les messes de Noël Catholiques.  Parmi les nombreuses mélodies de Disney et de Noël a surgi dans mon oreille, le « Gloria » que nous avions entendu la veille : « Les anges dans nos campagnes… ». Certes, l’orchestration pouvait faire penser à une bande son de dessin animé, mais non, c’était bien le chant de messe.

Ce sont alors imposées à moi de nombreuses réflexions qui ne seraient pas venues si je n’avais pas été confronté dans la même unité de lieu et de temps, à ces antagonismes parfaitement visibles et audibles. Disney n’est pas « Laïc » ? Les messages subliminaux de ses productions auraient un sens ?
Les Etats-Unis d’Amérique auraient-il la volonté au travers de Disney (Coca et Mac Do en soutien) de nous envahir culturellement, économiquement, socialement et politiquement ? Derrière ces machines marketing y-aurait-il une stratégie, si ce n’est de colonisation, du moins d’un envahissement soft ?

Ne boudons pas notre plaisir simple, et reconnaissons la valeur d’Entertainment extraordinairement bien rodé. Nous avions besoin de détente, nous l’avons eue. Pour le reste, chacun peut voir midi à sa porte, mais je serai, quant à moi, très attentif aux messages des prochaines productions de la maison de Mickey.

 

 

Par Paul Emic Victor - Publié dans : vie sociale
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 08:36

Ce fût une occasion unique de retrouver des instincts animaux les plus vils et les plus bas. Un peu comme si la caverne du métro et du RER retrouvait pour un temps son origine primitive.

Face à la froidure et à la neige extérieure, les Humains se serraient les uns contre les autres. Mais avec le comportement bestial de ceux qui se battent pour un espace vital.


Sur le quai, une masse compacte, prête à basculer dans le vide. Puis un mouvement d’excitation au bruit d’abord léger, puis assourdissant d’un train de parallélépipèdes cahotants débouchant d’un trou béant. Alors, pendant que les freins crissent, une contraction de plus en plus forte s’imprime sur le groupe de plus en plus compact. Enfin, à l’immobilisation complète des boîtes de métal, c’est le combat. Des portes s’ouvrent sur une autre masse compacte dont on apercevait les faces écrasées contre les vitres, et l’opération de démoulage commence, où chaque composant Humain s’effrite pour tenter une sortie, s’infiltrant dans l’autre masse compacte, encore quasiment inerte qui fait front, comme un seul Homme, sur le quai. A peine quelques espaces se sont-ils libérés que c’est la ruée du quai vers l’intérieur des boîtes… Pas de quartier ! Chacun sauve sa peau ! Fi de la courtoisie et de la préséance des dames, enfants et handicapés. Et le train de boîte s’ébranle, laissant sur le quai quelques malheureux perdants alors qu’à l’intérieur ce ne sont que regards réprobateurs et ressentiments.

Comme dit la publicité, elle est pas belle la vie ?

Par Paul Emic Victor - Publié dans : vie sociale
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